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 morceau d'anthologie : l'avis du supérieur de Kerviel

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AuteurMessage
xavier92



Messages : 12
Date d'inscription : 19/04/2010

MessageSujet: morceau d'anthologie : l'avis du supérieur de Kerviel   Mar 15 Juin - 23:59

Les critiques du chef
de Kerviel contre la SocGen
Propos recueillis par Mathieu Delahousse, le figaro.fr
03/06/2008 | Mise à jour : 19:59 Réactions (72)
Le supérieur direct du trader, Éric Cordelle, polytechnicien, 35 ans, se confie pour la première fois au «Figaro». Il reproche à la banque de l'avoir laissé «sans feuille de route».

LE FIGARO. Vous étiez le supérieur hiérarchique direct de Jérôme Kerviel entre le 1er avril 2007 et fin janvier 2008. Êtes-vous encore salarié de la banque?
Éric CORDELLE. Après douze ans et demi à la Société générale, j'ai reçu ma lettre de licenciement le 23 mai. Je suis repassé jeudi dernier à la banque, mais mes badges et mes mots de passe ne fonctionnaient plus. J'ai rendu mes affaires et j'ai dit au revoir. Depuis quatre mois, je n'avais qu'une mission un peu bouche-trou, fictive.

Face à Jérôme Kerviel, avez-vous failli? Avez-vous un regret?
Si je commence à avoir des regrets, ce sera très difficile à vivre. On peut toujours se dire: et si j'avais fait ceci ou cela? C'est comme après un accident de voiture. Je pense avoir fait mon boulot avec les cartes que j'avais. J'ai bien entendu le regret d'avoir accepté ce poste et d'avoir été trompé par ce bonhomme. Son attitude était indécelable. A posteriori, on peut bien sûr penser à mille choses. Sa trésorerie par exemple. Je me souviens d'une conversation informelle début janvier 2008, autour d'un café et d'une cigarette. Je lui ai lancé: «Tiens, tu as vu ta trésorerie?» Il m'a répondu: «Oui, c'est réglé. » Le problème n'était pas qu'il soit «long» de 1,4 milliard, mais que sa trésorerie ne soit pas placée de façon optimale. On me reproche de ne pas l'avoir interrogé sur la provenance des fonds. Si je l'avais fait, il m'aurait inventé une réponse.

Le rapport final de l'inspection générale de la banque souligne le «manque d'accompagnement et d'encadrement» de votre part. Est-ce exact?
Je pense qu'un chef de desk expérimenté aurait probablement pu déceler les fraudes de Jérôme. Moi, je suis ingénieur financier. Je ne suis pas trader. Le rôle de l'ingénieur financier est d'inventer des produits structurés et de les mettre en œuvre. Les traders font autre chose. Ils ont une position, un risque, à gérer au quotidien en achetant et vendant des actions. Ce ne sont pas les mêmes métiers ni les mêmes mentalités ou la même échelle de temps.

Cela signifie que vous étiez à un poste de responsabilité qui ne correspondait pas à votre métier?
Absolument. Quand j'ai été nommé, après cinq années passées à Tokyo en ingénierie financière, j'avais une expérience de management mais pas de trading. Et personne ne m'a donné de «job description». Je n'avais pas de feuille de route. Pourtant, ça se passait bien. Si je me fie à ma fiche annuelle d'appréciation de mes supérieurs, ça se passait très bien. Ils étaient contents de moi.

Quelle place avait Jérôme Kerviel dans l'équipe?
Jérôme était l'un des plus seniors. Il avait trois ans d'ancienneté, pas dix. C'était quelqu'un d'expérimenté, de technique, serviable. On le voyait comme ayant un bon potentiel. Il avait des idées nouvelles, des idées de produits. Il faisait du bon boulot: je parle de cela au passé. C'était le référent pour les juniors de notre petite équipe. Mais ce n'était pas un gourou.

Jérôme Kerviel affirme qu'il est étonné de votre manque de réaction face aux alertes Eurex de novembre. Et des opérations du 19 octobre où, en un seul jour, il a passé 1,19 milliard d'euros de transactions… Qu'avez-vous vu de ces opérations?
Concrètement, le jour où il a passé l'opération, je n'ai absolument rien vu. Pour acheter 1,19 milliard, il suffit de cliquer un peu plus sur la souris que les jours normaux. Les clics de souris, ce n'est pas visible! Il faut bien avoir en tête que tout cela est dématérialisé. Personne n'a rien vu. Ni moi, ni les autres traders. Il venait tôt au bureau, c'est vrai. Mais tout le monde vient tôt et tout le monde part tard. Dans notre activité de «marketmaking», il faut surveiller les marchés en permanence. Concernant les alertes Eurex, les gens du service de la déontologie sont allés voir directement Jérôme pour l'interroger sans m'en avertir. Concrètement, à ce moment-là, le desk était en explosion en termes de volumes de transactions. Sur certains business, notre activité était multipliée par 2 ou 3. Jérôme développait des nouvelles activités d'arbitrage pour augmenter encore les volumes. Si j'avais connu le montant des transactions en cours avec l'Allemagne, j'aurais bien sûr sauté au plafond. J'étais responsable du desk, mais il y a tout un tas de départements de contrôles qui sont indépendants: le middle-office, le back-office, la déontologie, le contrôle du risque, etc. On se repose sur les fonctions de contrôle. On leur fait confiance.

Il existait des limites à ne pas franchir: 125 millions d'euros pour la salle Delta One… Comment ont-elles été dépassées?
Il y a des limites de la même façon que les 90 km/h à ne pas dépasser au volant. Il arrive à tout le monde de rouler quelques secondes à 95 km/h. Jérôme ne roulait pas à 95. Il roulait à 5 000! Il n'avait pas une voiture mais une navette spatiale. Et, là, pour le coup, ça n'arrive jamais. C'est monstrueux.

Qu'est-ce qui fait qu'un trader se mette à rouler à 5 000?
Je n'ai toujours pas de réponse à cette question. Pourquoi Jérôme a-t-il fait cela? Je ne sais pas. Et pourquoi le vendredi 18 janvier, alors qu'il était déjà attrapé mais que tout n'était pas découvert, il a continué frénétiquement à acheter des futures? Je crois que je n'aurai jamais la réponse. A-t-il pété les plombs, voulu nuire à la banque? Est-ce l'appât du jeu, l'appât du gain?

Vous n'avez pas d'hypothèse?
Je ne suis pas psychologue.
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morceau d'anthologie : l'avis du supérieur de Kerviel
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